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Mise en œuvre du SSA/P : la province du Ganzourgou sur la bonne voie

D 10 mars 2016     H 14:32     C 1 messages


La délégation du ministère de l’Education nationale du Sénégal poursuit sa visite sur le terrain au Burkina Faso. Elle était, le mercredi 9 mars 2016, dans la province du Ganzourgou pour constater de visu, le fonctionnement des écoles d’accueil et de transfert des élèves des centres à passerelles.

La mise en œuvre de la Stratégie de scolarisation accélérée/Passerelle (SSA/P) est sur la bonne voie dans le Ganzourgou. Tel est le constat du chef de la délégation du ministère de l’Education nationale du Sénégal, Rokhaya Niang dévoilé le 9 mars. C’était à la faveur de la visite de la mission qu’elle effectue avec d’autres acteurs du système éducatif sénégalais au Burkina Faso pour s’imprégner de l’application de la SSA/P. Cette tournée a permis à l’équipe de la mission de découvrir les réalités des centres à passerelles et des écoles de transfert des élèves dans les villes de Songonkiemé et de Santi dans la commune de Kogho et de Zomnogo dans la commune de Salogo. Elle a donné l’occasion d’échanger à battons rompus avec les communautés éducatives dont les enseignants, animateurs, les parents et mères d’élèves et les comités de gestion.

Au centre à passerelle de Santi en particulier, les membres de la délégation qui ont suivi la leçon du jour dans la classe ont apprécié, de façon positive, les qualités pédagogiques de l’animateur Augustin Pengdwendé Yaméogo. Cet animateur maîtrise, ont-ils reconnu à l’unanimité, la pédagogie requise dans l’éducation en général et celle adaptée surtout à la scolarisation accélérée. « Vous êtes sur la bonne voie. Vous avez une bonne maîtrise de l’occupation de l’espace en classe et de la leçon. Même dans les classes classiques, on ne trouve pas souvent, ces genres de bonne prestation » a confié Rokhaya Niang à Augustin Yaméogo. Celui-ci présenté par la délégation sénégalaise comme un animateur de référence a affirmé avoir l’amour pour son métier.

« Je suis venu à l’école par vocation. Quand j’étais à l’école, je me suis mis à l’idée que je veux devenir enseignant. L’enseignement est ma passion et la collaboration avec les élèves au centre à passerelle se passe bien. De même, je bénéficie de l’appui des parents d’élèves pour mener à bien mes activités pédagogiques » a expliqué Augustin Yaméogo. Toutefois, les difficultés ne manquent pas. « Au début, ce n’est pas facile. Parce qu’un enfant qui était à la maison et qui ne faisait que la chasse au margouillat et autres, il est difficile de le mettre sur les rails de l’éducation. Pour cela, j’ai pris deux mois pour les motiver davantage à aimer l’école. Aujourd’hui, ils se comportent très bien en classe. Chaque fois, je suis avec les apprenants et je m’amuse avec eux. Même dans leur cour familiale, je me rends souvent et je cause avec leurs parents  ».

Cette démarche a instauré une relation de manifeste entre Augustin Yaméogo et les élèves au centre à passerelle. Du reste, cet animateur prône les valeurs de « discipline, rigueur, succès » comme il les a bien mentionnées comme devise au tableau dans sa classe. Il s’est agréablement surpris par la visite de la délégation sénégalaise qui était accompagnée des représentants du ministère burkinabé de l’Education nationale, de l’UNICEF et des ONG partenaires de la SSA/P. « Chaque fois qu’il y a une visite de ce genre, ça nous pousse à aller de l’avant  » a déclaré Augustin Yaméogo qui, à l’image de plusieurs autres acteurs du système éducatif, se battent au quotidien et le plus souvent dans l’anonymat total, pour relever le défi de la scolarisation accélérée qui fait visiblement des émules dans la province du Ganzourgou.

Saïdou Zoromé

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